Cécile de France est assez épatante dans Soeur Sourire [critique]
Océan Films

Arte programme une soirée spéciale, en rediffusant le film, puis un documentaire sur l'interprète de "Dominique".

Alors que Benedetta est à l'affiche partout en France, Arte propose une soirée sur une autre nonne célèbre pour sa quête d'émancipation : Soeur sourire. En 1962, elle a connu un grand succès grâce au tube "Dominique", avant de déchanter, quand l'Eglise récupéra les droits d'auteur de son morceau ! En 2008, Stijn Coninx (Au-delà de la lune, Marina) lui a consacré un film, avec Cécile de France dans le rôle principal, et la comédienne s'en est bien sortie. Cette oeuvre est à revoir ce soir, suivie d'un documentaire intitulé Soeur Sourire, qui a tué la voix de Dieu ?.

Cécile de France est "fière d'être la lesbienne du cinéma français"

Voici notre critique : Ca y est le biopic est partout. Jusqu’en Belgique d’où débarque un film sur la vie de Sœur Sourire. Qui ça ? Demandez à vos parents ou grands-parents selon votre âge d’aller fouiller dans leur grenier, ils finiront bien par en sortir un 45T de Dominique, le tube planétaire qui fit de cette nonne chantante une vendeuse de disques pouvant rivaliser avec Presley et Les Beatles. Réunis. Si le film de Coninx est intéressant, c’est qu’il fait la nique à l’histoire officielle, s’attachant aussi (surtout ?) à raconter le parcours de celle qui fut née Janine Deckers, future super star à cornette. Coninx montre comment, après avoir chanté, Sœur Sourire déchanta puisque l’Eglise la spolia de ses droits d’auteurs. Autant la première partie de Sœur Sourire est à pleurer de conventionnel, autant quand Coninx – et Cécile de France assez épatante- se met à raconter son chemin de croix, le film devient touchant et sensible, trouvant le ton juste pour tracer le portrait d’une fille qui avait le malheur d’aimer le rock et de vouloir être indépendante.

La bande-annonce de Soeur Sourire :

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