"On était tous les deux partants pour cette fin. Mais le studio n’était pas convaincu."
Si vous faites partie des premiers spectateurs de Jurassic : World Renaissance, sachez que le film n'était pas censé se finir comme ça...
Attention spoilers !
La dernière scène du septième volet de la franchise aurait pu être bien plus tragique.
Dans une interview accordée à Variety, le réalisateur Gareth Edwards a révélé que le personnage de Mahershala Ali devait initialement mourir dans le film — un choix qu’il partageait pleinement… jusqu’à ce que les studios interviennent. On détaille.
Dans Jurassic : World Renaissance, on suit une équipe de mercenaires et de scientifiques (incarnés par Scarlett Johansson, Mahershala Ali et Jonathan Bailey) sur l’île abandonnée de Saint-Hubert, ancien site des expériences InGen, désormais envahie par les dinosaures. Leur mission : récupérer de l’ADN de dinosaure susceptible de soigner des maladies cardiaques. En chemin, ils sauvent une famille en détresse, piégée après le naufrage de leur voilier.
Dans le final haletant du film, le groupe tente de fuir par bateau, poursuivi par un nouveau prédateur cauchemardesque : le Distortus rex. Duncan (Ali) allume une fusée éclairante pour attirer la bête, et se jette à l’eau pour permettre aux autres, surtout les enfants, de s’échapper. La fusée s’éteint. Duncan est mort… Jusqu’à ce qu’une nouvelle fusée illumine le ciel : il a survécu.
Sauf que ce twist "happy end" n’était pas prévu à l’origine. Edwards explique :
"Dans la première version du script de David Koepp que j’ai lue, il mourait. Et j’ai trouvé ça génial. Et Mahershala aussi voulait garder cette version. Il voulait faire mourir son personnage et j’étais d’accord avec lui."
Le réalisateur assure qu'ils étaient "tous les deux partants pour cette fin. Mais le studio n’était pas convaincu. Ils nous ont dit : ‘On n’aura pas le temps de faire des reshoots, donc filmez quand même une version où il survit.’ Je savais que si on tournait ça, ce serait probablement dans le montage final. Alors j’ai essayé de le faire au mieux avec les deux versions et au bout du compte… j'ai aimée cette fin où il survit".
Lors du montage, Edwards avait quand choisi de présenter au studio, malgré tout, sa version avec la mort de Duncan :
"Le studio a dit ‘C’est super… mais on peut voir la version où il vit ?’ On l’a montée, et tout le monde a dit : ‘C’est celle-là qu’il faut."
Deux projections test plus tard, le verdict est sans appel : le public est conquis par le salut final du personnage.
"Je n’étais pas sûr jusqu’à la projection à New York. Quand la fusée apparaît et qu’on comprend qu’il a survécu, la salle a applaudi. J’ai senti une petite larme monter. Bravo au studio de m’avoir poussé à tourner cette scène. Je pense que c’est la plus forte du film."
Et pour ceux qui y verraient une trahison de l’intensité dramatique initiale, Edwards assume :
"Je voulais pas avoir l’impression de vendre mon âme. Mais je me suis rappelé qu’un autre film que j’aime beaucoup a fait ça : E.T.. Il meurt… puis revient. Ce n’est pas une trahison. C’est du cinéma."







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