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Du Goût des merveilles à L’Esprit de famille, on a suffisamment critiqué dans ces colonnes le cinéma d’Eric Besnard pour ne pas saluer la manière dont il s’empare des Misérables de Hugo (en attendant pour fin 2026 la version de Fred Cavayé avec Vincent Lindon). Il choisit ici de se concentrer sur la genèse du héros de cette œuvre monumentale et raconter comment cet homme, ravagé par la colère et la rancune nés de ses 20 ans de bagne, va se métamorphoser. Un plaidoyer pour la seconde chance qui résonne fort avec notre époque où elle n’est guère en cours. La puissance inouïe de Grégory Gadebois – digne de celles de ses glorieux prédécesseurs, Gabin ou Ventura – hisse Jean Valjean sur des bases hautes et offre de vraies grandes scènes, dont toute l’impressionnante séquence du bagne. Il y a certes ici et là des défaillances dans la direction d’acteurs et des plans de drone inutiles, en contradiction avec la simplicité sèche et rude de l’ensemble. Mais il s’agit d’évidence de son meilleur film.
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Du Goût des merveilles à L’Esprit de famille, on a suffisamment critiqué dans ces colonnes le cinéma d’Eric Besnard pour ne pas saluer la manière dont il s’empare des Misérables de Hugo (en attendant pour fin 2026 la version de Fred Cavayé avec Vincent Lindon). Il choisit ici de se concentrer sur la genèse du héros de cette œuvre monumentale et raconter comment cet homme, ravagé par la colère et la rancune nés de ses 20 ans de bagne, va se métamorphoser. Un plaidoyer pour la seconde chance qui résonne fort avec notre époque où elle n’est guère en cours. La puissance inouïe de Grégory Gadebois – digne de celles de ses glorieux prédécesseurs, Gabin ou Ventura – hisse Jean Valjean sur des bases hautes et offre de vraies grandes scènes, dont toute l’impressionnante séquence du bagne. Il y a certes ici et là des défaillances dans la direction d’acteurs et des plans de drone inutiles, en contradiction avec la simplicité sèche et rude de l’ensemble. Mais il s’agit d’évidence de son meilleur film.
Jean Valjean


