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Kristófer, veuf islandais, apprend qu'il développe Alzheimer. Désormais, une seule obsession : retrouver Miko, son premier amour disparu cinquante ans plus tôt. En mars 2020, malgré la pandémie, le vieil homme (Egill Ólafsson, bouleversant) s'envole pour Tokyo. En flashbacks, le jeune Kristófer (Pálmi Kormákur) abandonne ses études londoniennes pour devenir plongeur dans un restaurant japonais. Il tombe amoureux de Miko (Kōki), la fille du patron, avant que la famille disparaisse brutalement. Habitué au registre de l'action, Kormákur maîtrise ici l'art du mélo assumé. Sa mise en scène évanescente joue des contrastes et compose des tableaux où la sensualité de la nourriture devient métaphore amoureuse. Si le rythme s'emballe lors des révélations finales, Touch reste un voyage émouvant sur l'acceptation du temps qui passe. Plus qu'une histoire de retrouvailles, un film sur la grâce du souvenir et la beauté immarcescibles des gestes simples.



