Date de sortie 14 mai 2025
Durée 101 mn
Réalisé par Aitor Arregi, Jon Garaño
Avec Eduard Fernández , Nathalie Poza , Chani Martín
Distributeur EPICENTRE FILMS
Année de production 2025
Pays de production Espagne
Genre Biopic, Drame
Couleur Couleur

Synopsis

Enric Marco est le président de l’association des victimes espagnoles de l’Holocauste. À l’approche d’une commémoration, un historien conteste son passé d’ancien déporté. Marco se bat alors pour maintenir sa version alors que les preuves contre lui s’accumulent…

Critiques de Marco, l’énigme d’une vie

  1. Première
    par Thierry Chèze

    C’est une de ces histoires qu’aucun scénariste n’aurait osé inventer. Trop peu crédible tant dans la personnalité de son personnage principal que dans les rebondissements scénaristiques que son jusque- boutisme engendre. L’histoire de Enric Marco, un Catalan qui, des années durant, fut le président très actif, très efficace et très médiatisé de l’association des victimes espagnoles de l’Holocauste avant qu’on découvre qu’il avait tout inventé et n’avait jamais été déporté. Pour la raconter, le duo Aitor Arregi et Jon Garano(Une vie secrète) a longtemps hésité sur la forme. Documentaire (ils ont longuement rencontré et filmé Marco), docu- fiction… avant de pencher pour la fiction. Sans doute le meilleur des choix car le plus en phase avec cette idée d’un homme qui n’a cessé d’inventer son histoire et leur parti- pris à eux de ne jamais penser leur film comme un suspense. On comprend ainsi d’emblée que Marco n’a pas dit toute la vérité. Et on vit ce récit dans la fascination totale de voir jusqu’où il peut aller dans le mensonge, alors qu’il se sait à terme condamné à être démasqué. Mais encore fallait- il un acteur capable d’endosser les habits de Marco, d’en embrasser toutes les facettes, les paradoxes : roublard, charmeur, charismatique… De parvenir même parfois à nous faire douter alors que toutes les preuves de sa supercherie sont sous nos yeux. Ce que fait Eduard Fernandez tient ici du prodige et permet à ce film sans temps mort de montrer que l’heure des fake news et de la post- vérité n’a pas commencé avec Internet ou les années Trump !

  2. Première
    par Thierry Chèze

    C’est une de ces histoires qu’aucun scénariste n’aurait osé inventer. Trop peu crédible tant dans la personnalité de son personnage principal que dans les rebondissements scénaristiques que son jusque- boutisme engendre. L’histoire de Enric Marco, un Catalan qui, des années durant, fut le président très actif, très efficace et très médiatisé de l’association des victimes espagnoles de l’Holocauste avant qu’on découvre qu’il avait tout inventé et n’avait jamais été déporté. Pour la raconter, le duo Aitor Arregi et Jon Garano(Une vie secrète) a longtemps hésité sur la forme. Documentaire (ils ont longuement rencontré et filmé Marco), docu- fiction… avant de pencher pour la fiction. Sans doute le meilleur des choix car le plus en phase avec cette idée d’un homme qui n’a cessé d’inventer son histoire et leur parti- pris à eux de ne jamais penser leur film comme un suspense. On comprend ainsi d’emblée que Marco n’a pas dit toute la vérité. Et on vit ce récit dans la fascination totale de voir jusqu’où il peut aller dans le mensonge, alors qu’il se sait à terme condamné à être démasqué. Mais encore fallait- il un acteur capable d’endosser les habits de Marco, d’en embrasser toutes les facettes, les paradoxes : roublard, charmeur, charismatique… De parvenir même parfois à nous faire douter alors que toutes les preuves de sa supercherie sont sous nos yeux. Ce que fait Eduard Fernandez tient ici du prodige et permet à ce film sans temps mort de montrer que l’heure des fake news et de la post- vérité n’a pas commencé avec Internet ou les années Trump !

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