Titre original Tōi Yama-nami No Hikari
Date de sortie 15 octobre 2025
Durée 123 mn
Réalisé par Kei Ishikawa
Avec Suzu HiroseFumi Nikaidô
Distributeur Metropolitan Film Export
Année de production 2025
Pays de production Japon
Genre Drame

Synopsis

Royaume-Uni, 1982. Une jeune anglo-japonaise entreprend d’écrire un livre sur la vie de sa mère, Etsuko, marquée par les années d’après-guerre à Nagasaki et hantée par le suicide de sa fille aînée. Etsuko commence le récit de ses souvenirs trente ans plus tôt, lors de sa première grossesse, quand elle se lia d'amitié avec la plus solitaire de ses voisines, Sachiko, une jeune veuve qui élevait seule sa fille. Au fil des discussions, l’écrivaine remarque une certaine discordance dans les souvenirs de sa mère… les fantômes de son passé semblent toujours là - silencieux, mais tenaces.

Critiques de Lumière pâle sur les collines

  1. Première
    par Gael Golhen

    Etsuko vit en Angleterre avec sa fille. Mais ses souvenirs la ramènent au Japon des années 50, quand, jeune femme, elle observait la survie fragile d’une amie dans un Nagasaki ravagé par la guerre. C’est dans cette oscillation entre présent et passé que Kei Ishikawa installe son adaptation du premier roman de Kazuo Ishiguro (Les Vestiges du jour) et navigue entre Jane Austen et Kafka, les souvenirs élégiaques et les traumas existentiels des conflits. Ce qui frappe d’emblée, c’est la beauté visuelle; la photo de Piotr Niemyjski capte les cicatrices d’une ville encore meurtrie, baignée d’une lumière laiteuse qui donne au récit la texture du rêve. Dans ces décors à demi effacés, les visages comptent plus que les dialogues. Les comédiens, au diapason, s’avancent tous comme des spectres : Suzu Hirose incarne une Etsuko retenue, dont chaque geste semble lesté de regrets, tandis que Fumi Nikaidō, vibrante, prête à Sachiko une énergie inquiète, diaphane. Ensemble, elles dessinent une relation d’amitié et de survie, miroir inversé de celle qui, en Angleterre, unit Etsuko à sa fille…  A Cannes, certains reprochaient au film de lever trop directement les ambiguïtés du roman, mais c’est paradoxalement sa force : donner corps à ce que la littérature ne fait qu’esquisser. Plutôt qu’un secret, Ishikawa filme une confidence - transmise d’une génération à l’autre, d’un pays à l’autre. L’intime devient universel, et la blessure de la mère résonne comme celle d’un peuple. En choisissant la clarté sans renoncer à la délicatesse, Lumière pâle sur les collines trouve son équilibre : un cinéma pudique, hyper élégant et mélancolique, où la mémoire est une lumière fragile qui éclaire et réchauffe un peu les souffrances.

Dernières News sur Lumière pâle sur les collines

Lumière pâle sur les collines : pudique et élégant [critique]

Une chronique intime et mélancolique où la mémoire devient lumière fragile, tissant des ponts entre Nagasaki meurtri et un présent endeuillé en Angleterre.

Casting de Lumière pâle sur les collines