En 2024, les ventes de programmes audiovisuels français ont franchi pour la 4e fois depuis 30 ans le seuil des 200 millions d'euros.
Bonne nouvelle pour l’audiovisuel tricolore : malgré un contexte international marqué par les coupes budgétaires, la frilosité des acheteurs et la chute du marché nord-américain, les programmes français continuent de séduire au-delà des frontières.
Selon l’étude annuelle du CNC et d’Unifrance, dévoilée lors des Rendez-vous d’Unifrance au Havre, les ventes ont atteint 209,6 millions € en 2024, dépassant pour la quatrième fois en trente ans le seuil symbolique des 200 M€.
Mais c’est surtout le volume global à l’export (ventes, préventes et coproductions) qui impressionne : 401,2 millions €, un record, en hausse de 29,7 % par rapport à 2023. Une dynamique portée par un rebond spectaculaire des apports en coproduction (116,2 M€, +58,7 %) et des préventes étrangères (75,4 M€, +131,2 %).
Quels programmes s'exportent le mieux ?
La fiction confirme son statut de locomotive avec 75,2 M€ de ventes (+0,9 %), soit 35,9 % du total. Les “light crime”, c'est à dire les séries policières pas trop violentes (Tropiques Criminels ou Astrid et Raphaëlle) et les séries événements (Cat’s Eyes, ou La Fièvre) dominent les exportations.
Le documentaire suit avec 44,3 M€, en léger recul (-6,2 %) mais au-dessus de la moyenne décennale.
L’animation, elle, décroche carrément, en chute de -10% (46,1 M€) plombée par la baisse drastique des ventes en Amérique du Nord (-36,8 %). Miraculous et Grizzy continuent toutefois d’assurer une forte présence mondiale, et les préventes repartent à la hausse (+104,1 %).
Où s'exportent le mieux les programmes français ?
L’Europe de l’Ouest reste la zone numéro un (90,5 M€, 43,2 % du marché), devant l’Europe centrale et orientale (16,6 M€).
L’Amérique du Nord chute à son plus bas historique (16,5 M€), tandis que la Belgique devient le premier pays acheteur (24,4 M€, +53,2 %), devant l’Allemagne/Autriche (12,6 M€) et l’Italie (12,5 M€). Les États-Unis reculent au 6e rang avec 7,7 M€.
Enfin, les droits multizones repartent à la hausse (57,9 M€, +25,1 %), stimulés par l’AVoD qui a doublé ses revenus (16,6 M€). Preuve que la production française, riche et diversifiée, continue d’imposer sa marque dans un paysage mondialisé toujours plus sélectif.







Commentaires