La Roue du Temps saison 2
Prime Video

Alors que la saison 2 arrive sur Prime Video le 1er septembre, l'interprète de Moiraine Damodred nous fait des révélations sur ce qui attend les spectateurs, entre profond traumatisme et "nouvel ennemi de taille"...

PREMIÈRE : Au terme de la saison 1, Moiraine perd l'entièreté de ses pouvoirs... Dans quel état la retrouvons-nous ?
ROSAMUND PIKE
 : Moraine n'est plus la même femme. Elle est traumatisée et esseulée, comme un animal blessé qui repousse tous ceux qui lui sont proches. Dans ce monde, être coupée du Pouvoir Unique pour une femme est l'un des traumatismes les plus douloureux, équivalent à la perte d'un enfant. Vous allez donc voir comment un personnage jusqu'ici incroyablement puissant va tenter d’affronter son ennemi en étant privé de sa plus grande arme.

Quels nouveaux aspects de son tempérament avez-vous découvert ?
Elle semble beaucoup plus vulnérable. Elle a l'impression qu'il lui manque un élément fondamental de son identité. Et ça ne se produit pas dans les livres, c’est une exploration par nos scénaristes. J'étais un peu consternée : j'appréciais Moraine pour ce qu'elle était et je ne voulais pas la voir souffrir. C'était donc un défi, pas tout à fait plaisant, mais très intéressant.

La Roue du Temps saison 2
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Perdre le Pouvoir Unique signifie perdre le lien avec son Champion. Comment la relation entre Moraine et Lan est-elle impactée ?
Leur dynamique en prend un coup ! Dans ce monde, les Aes Sedai et leurs champions sont liés psychiquement mais aussi physiquement : ce lien leur permet de rester plus longtemps sans sommeil, sans nourriture, mais surtout de ressentir ce que l'autre ressent. Soudain, Moraine et Lan se retrouvent dans un silence assourdissant, coupés l'un de l'autre. Ils n'ont jamais eu besoin de communiquer parce qu'ils ont toujours eu cette connexion intense qui le faisait pour eux. Donc Moraine commence à instaurer une distance, elle ne se sent pas digne de lui, elle le repousse et devient très cruelle. Daniel et moi avons été séparés pendant une grande partie de la saison 2 et ça nous a manqué de travailler ensemble...

Allons-nous nous plonger davantage dans la mythologie de cet univers ?
Oh oui, et c'est incroyable ! La première saison a permis d'en établir les règles, et la saison 2 les approfondit. On va plus loin dans l'exploration des personnages : il y a un nouvel ennemi de taille, les Seanchan, un peuple qui vient de l'autre côté de la mer. Ils réduisent en esclavage les femmes qui peuvent canaliser la magie, et les utilisent comme  armes de guerre. Ils ont pour but de dominer le monde : on les voit s'emparer des villes, terroriser les habitants. Mais il y a aussi de nouveaux personnages féminins très intéressants comme Elayne Trakand, une nouvelle novice à la Tour Blanche et future reine d'Andor. Elle rencontre Egwene, et leurs personnalités s'entrechoquent.



Finalement, le thème principal de cette série ne serait-il pas la sororité ?
À 100%. C'est l'un des grands attraits de La Roue du Temps. Et ce pouvoir féminin est représenté de manière éclectique, il n'y a pas qu'un seul exemple de ce à quoi il devrait ressembler : dans la saison 3 que nous tournons actuellement, il y a deux rôles incroyablement puissants interprétés par des femmes de 70 ans. Et puis on célèbre les femmes, mais pas que ! On joue aussi avec les genres, en créant des personnages fluides. Notre directrice de casting n'a de cesse de trouver des visages brillants et inhabituels, méconnus du public. Je ne serai plus très intéressante quand vous arriverez à la saison 3 car il y a de nouveaux personnages tellement passionnants ! (Rires.)

Que pouvez-vous déjà nous dire sur la saison 3 de La Roue du Temps ?
Avec la troisième saison, on ouvre le champ des possibles. On fait actuellement un épisode qui est vraiment avant-gardiste, presque psychédélique. On a la possibilité de pousser les choses aussi loin grâce au soutien du studio. Je pense que l'on réalise une série qui, je l'espère, sera regardée dans 20 ans. L'objectif n'est pas de se contenter d'atteindre notre époque, mais de faire quelque chose d'intemporel.